Le Thier des Coeurs fendus
Là où l’Amblève et la Salm se rejoignent, une colline se dresse qui porte un nom mélancolique. Le Thier des Coeurs fendus rappelle un amour déchiré par le destin.
1 La rencontre au confluent
Au temps où Trois-Ponts n’était qu’un hameau de maisons en bois et de passerelles étroites, un sculpteur sur bois nommé Lambert vivait au bord de l’Amblève. Il aimait Marguerite, la fille d’un riche fermier de la vallée de la Salm. Chaque soir ils se retrouvaient sur la colline dominant le village, là où les deux rivières se rejoignaient comme deux bras qui s’enlacent.
2 L’interdit du père
Le père de Marguerite avait d’autres projets. Il avait promis sa fille au fils d’un tanneur prospère de Stavelot. Lorsqu’il découvrit que Marguerite rencontrait secrètement le sculpteur, il lui interdit de quitter la maison. Lambert fut prévenu : s’il s’approchait encore de la ferme, le père le dénoncerait au bailli.
3 L’adieu sur la colline
Pourtant, les amoureux osèrent une dernière rencontre. Par une nuit d’automne, ils gravirent ensemble la colline. Là, contemplant les deux vallées qu’ils n’arpenteraient jamais ensemble, ils se dirent adieu. Leurs larmes imbibèrent la terre. Le lendemain, Lambert partit pour la principauté de Liège pour s’engager comme soldat. Marguerite épousa le tanneur mais ne rit plus jamais.
4 Le nom qui demeure
Les gens de Trois-Ponts remarquèrent que sur la colline, là où la terre avait été mouillée de larmes, plus aucune fleur ne poussait. Seulement des chardons et des ronces. Ils nommèrent l’endroit Le Thier des Coeurs fendus. Qui s’y promène par une nuit d’automne entend encore le murmure de deux voix qui se font leurs adieux.
Vie FelineKattengedrag en vachtverzorging
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