Comment Le Gruwel reçut son cheval
Sur la Veluwe vers 1820 vivait un berger appelé Le Gruwel — non pour son caractère mais pour son dos voilu et l’expression de son visage. C’était Berend Goldbeck, doux, honnête, pauvre. Un matin se tenait devant son enclos un cheval.
1 Le cheval
Au matin du 14 mai 1822, Berend sortit de sa cabane et vit devant son enclos un cheval: brun, quatre ans, sellé, sans cavalier. Il broutait calmement comme s’il y était depuis des années. Un billet à la selle: «Pour le Gruwel, parce qu’il a gardé ses moutons sans cheval.»
2 Qui était le donneur
Berend alla à Loenen, à Apeldoorn, voir le garde forestier de la Haute-Veluwe. Personne ne connaissait le cheval. Personne ne l’avait vu arriver. Sans marque. Berend le garda. Il s’en servit pour mener ses moutons au marché d’Apeldoorn — quatorze kilomètres, autrefois trois jours à pied, maintenant un jour à cheval.
3 Le donneur connu
En 1834, douze ans après le don, Berend reçut visite. Une vieille femme, pas du village, sans accent néerlandais, dit: «Berend Goldbeck, le cheval était celui de mon mari. Il te le donna parce qu’il te vit l’hiver 1819 portant ton dernier agneau treize kilomètres dans la neige à Apeldoorn parce que tu n’avais pas de cheval. Il mourut en 1821 et souhaitait défaire un acte — qu’il ne t’avait pas parlé. Il me fit promettre de t’apporter le cheval après sa mort. J’ai attendu un an et je vins en mai 1822. Le cheval t’a servi.»
Berend donna à la femme son seul objet de prix — un crucifix d’argent — pour sa peine. Il garda le cheval jusqu’en 1856. Le cheval lui survécut, mourut en 1859. La tradition: les bonnes actions reviennent, parfois par des chemins qu’on n’a pas prévus, parfois après longue attente, mais elles reviennent.
Vie FelineKattengedrag en vachtverzorging
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